Cette exposition célèbre la vie et l’œuvre dynamiques de l’éminente historienne canadienne de l’artisanat, Sandra Alfoldy. Les recherches de Sandra ont ouvert la voie au discours sur l’artisanat d’art canadien, son travail de conservation a présenté l’artisanat sous un jour nouveau et critique, et son enseignement a inspiré une passion engagée pour l’artisanat à une génération d’étudiants.
Pour l’amour de Sandra Alfoldy est un projet qui rassemble des objets d’art, des œuvres d’art et des histoires des amis de Sandra (ses collègues, ses collaborateurs et ses étudiants) afin de célébrer la vie de Sandra, son travail et son impact extraordinaire sur ses communautés.
J’ai eu l’immense honneur de participer à cette expo avec l’œuvre FONDANT
FONDANT : A platter for Sandra
by Veronika Horlik
Fondant icing is often brightly coloured, adding a silky mat sophistication to cakes and pastries. It does not have the texture of most icings; rolled fondant is akin to stiff clay. It’s utility, however, extends well beyond cosmetics: Draped over cake layers during the decorating process it forms a protective capsule preserving the freshness of the interior cake for several days depending on how elaborate the cake is.
If the field of Canadian Craft could be thought of as an intricately constructed cake, Sandra Alfoldy would be its Fondant: containing, enveloping, shaping, preserving, and all with unique style and sophistication.
I met Sandra in 2005 when I was completing my theoretical Master’s thesis at McGill University, years before my MFA studies at NSCAD. I was determined to pursue theoretical research in the field of Craft and all of my inquiries led me to Dr. Sandra Alfoldy. I was very nervous to meet a keystone figure in the shaping of our contemporary Craft dialogue.
Sandra’s cheerful demeanor and nimble intelligence made me feel instantly welcome, like we were peers with common interests destined to meet. The personal and the professional melted together in our conversations throughout the years, which were always bright and inquisitive, delicious treats.
Dr. Sandra Alfoldy’s love for laughter (and lively bright colours!) draped like silk over her sophisticated and intelligent work as a Historian, Educator, and Curator. I am in debt to her my friend, mentor, and inspiration, on so many levels. She stood steadfast in supported my work, research and writing, and her vibrant fervor inspires me to this day.
Exhibition CLAY ROOTS ___
septembre 2021
XO (hug & kiss), 2021, fera partie de CLAY ROOTS, une exposition en galerie et une vente aux enchères en ligne, du 02 au 15 septembre 2021, à la galerie McClure, Westmount, Québec.
Cette année, le Centre des arts visuels de Westmount célèbre ses 75 ans d’histoire. Cette exposition-célébration mettra en lumière les solides fondations du Centre d’arts visuels dans le domaine des arts céramiques.
FUNDRAISING ___
novembre 2019
Riftsawn, Quartersawn, 2017
EN COULEUR ! Exposition et Vente pour levée de fonds.
Nous sommes heureux d’accueillir l’artiste canadienne Veronika Horlik au sein d’Artaxis. Cette œuvre est intitulée « Riftsawn, Quartersawn, Straightsawn », 2017. Céramique (faïence, engobe, terrasigillata, glaçure), scies trouvées. 28 x 33 x 15,25 cm, 30 x 30 x 16,5 cm, et 28,6 x 54,6 x 19 cm. Retrouvez le reste de la nouvelle page Artaxis de Veronika à l’adresse suivante : https://artaxis.org/veronika-horlik/
November 01 – November 24, 2018 _____________Vous êtes cordialement invitees au vernissage de 573˚
3rd Virginia McClure Ceramics Biennale______________ curator : Luc Delavigne __________
VERNISSAGE 18h ___November 01, 2018
CONFÉRENCE 18h30 ___November 08, 2018Galerie McClure 350 Victoria Avenue Montreal (QC) H3Z 2N4
VERNISSAGE __ 573 ̊ Biennale de céramique Virginia McClure
novembre 2018
Quelques images de mon travail lors du vernissage. JOIGNEZ-NOUS CE JEUDI à 18h30 dans la galerie pour notre PAROLE D’ARTISTE et pour entendre le commissaire Luc Delavigne parler de sa vision pour 573˚.
3e Biennale de céramique Virginia McClure____________ commissaire : Luc Delavigne. ✨✨✨✨✨✨ Du 01 au 24 novembre Galerie McClure – McClure Gallery ✨✨✨✨ Conférence avec les artistes jeudi 08 novembre 2018, 18h30.
Jars for Oscar, Platters for Gizella –
573 ̊ Virginia McClure Ceramics Biennale, 2018
Biscuiterie Oscar — un magasin magique rempli de piles de boîtes colorées, des caisses en vrac de barres de chocolat, des biscuits, et des bonbons. Oscar, l’amant secret avoué de ma mère, était notre petit secret. Elle insistait sur le fait que mon père ne devait jamais le savoir, « Une femme ne dit pas à son mari qu’elle fréquente quelqu’un de plus sucré ».
Chez Oscar, je parcourais les allées, déconcerté devant la quantité et la variété de décadence. En observant d’autres femmes là-bas, quelques-unes avec leurs enfants, j’imaginais quels mensonges elles allaient inventer et dire à leurs maris à propos d’où elles se trouvaient ce jour-là. Nos achats habituels :des Oh-Henry ! en morceaux, des Kit-Kat, M. Big, des barres Secret, même leurs noms me paressaient illicite, déluré, pour mon jeune esprit de 7 ans. Ces chocolats étaient vendues en vrac à prix réduit et sans papier d’emballage, tous rejetés pour leurs imperfections esthétiques par leur usine d’origine : secret, sucré, imparfait, des sacs de chocolat en vrac rempli de mystère et de bonheur.
Quand je lui demandais si elle allait raconter un jour à mon père nos escapades chez Oscar, ma mère répondait « Une femme ne le dit à son mari qu’après l’avoir trompé 100 fois. Après 100 visites avec son amant, la satisfaction ne dure plus ».
Parmi ces conversations taquines (et à moitié sérieuses) avec ma mère, le magasin Oscar était personnifié dans son imagination (et la mienne) : un amant possédant la promesse d’un délice sucré. Veronika Horlik
Lire la description du projet ici
tiré du catalogue de 573:
DISCUSSION
Lors d’une résidence d’artiste à Medicine hat (Medalta) enAlberta, Veronika horlik découvre tel un trésor des outilsoubliés, désuets, voués à une postérité muséale. elle décidede redonner vie à une machine ancestrale afin de réaliser des jarres de gros format. en se réappropriant ces tech- niques anciennes, Véronika horlik redécouvre des gestes oubliés, elle se confronte à la matière à bras le corps. une aventure extraordinaire. Ces nouvelles créations permettent à Veronika horlik dedépasser ses limites techniques. tournage, gravure, émail-lage et cuisson sont autant de défis sur de telles œuvres. Ainsi, lors des premières cuissons, Veronika confron- tée à ces énormes objets, déstabilisée par ampleur de ces créations, impatiente de passer ses jarres par le feu paiera le prix de la précipitation : fissures, cassures, bris. heureusement la majorité survivent, mais l’avertissement est clair : la matière ne répond pas aux lois de la céramiste, c’est elle qui doit s’adapter et accepter les contraintes de l’argile qui a besoin de respect et de temps pour se trans- former en céramique. le séchage des pièces et le passagedes 573 degrés ne sont pas anodins avec de telles œuvres. réinterprétant ainsi ces objets au passé glorieux afin de s’approprier leurs présents, ils deviennent les pièces à conviction d’une histoire pas si ancienne, la sienne. souvenirs oniriques d’une petite fille et de sa maman au magasin de bonbons… Commissaire: Luc Delavigne
Luc Delavigne : Votre savoir-faire est pour vous un allié ou est-il inhibiteur ?
Veronika Horlik : À la fois allié et inhibiteur, mon expé- rience et mon savoir-faire me permettent de transformer de façon concrète mes idées, avec facilité et précision. Àtitre d’enseignante cependant, je suis témoin jour après jourdu talent créatif de jeunes artistes novices ; ils ne sont pas alourdis par les règles qui s’appliquent à une matière, har- nais de connaissances. leur inexpérience leur permettent d’innover et de voir au-delà de l’habituel, des limitationsdu savoir-faire. les professionnels portent des œillères quiles lient à ce qu’ils savent. Dans mon projet pour la biennale, je me suis efforcée à travailler dans un esprit de juste-milieu. Avec chaque pla- teau, je puisais dans mon vaste répertoire d’expérience entant que céramiste — tout en m’assurant d’aller au-delà dece que je sais — d’expérimenter, de pousser mes propres bornes par rapport à ma discipline, de jouer quoi !Dans mon travail antérieur je m’intéressais aux forêts cana-diennes, notre perception de la destruction de la nature et sa régénération face aux incursions industrielles. dans cette nouvelle série, je m’adresse à des événements plus personnels : les vices secrets de nos parents et comment ceux-ci ornent nos vies, façonnant nos perceptions pourle meilleur ou pour le pire. les contraintes de ma discipline me servent de balises. telles les limitations d’une structureguidant la poésie, les limites de ma discipline – les lois de la matérialité inhérente à la céramique – servent de cadrepour exprimer quelque chose de précis. travailler avec descontraintes permet d’ouvrir sur des résultats, des possibi- lités plus ciblées – des possibilités que je n’aurais jamais su exploiter autrement.
Luc Delavigne : Quel est votre rapport à la technologie ?
Veronika Horlik : Chaque technologie a le potentiel d’être autant un fardeau qu’une bénédiction ; l’apparition de nouvelles technologies est un processus continu dans toutes les sphères de notre monde. un danger existe selon moi quand on perçoit une nouvelle technologie comme possédant une valeur intrinsèque. par exemple, de nos jours, il y a un certain fantasme qui entoure la technologie d’imprimantes 3d céramique. plus l’outil est complexe, plus le risque existe que son usage usurpe l’expression authentique.Chaque outil de céramiste, du plus petit instrument à graver au plus gros four électronique, est en soit une forme de technologie. il manifeste sa valeur dans la manière que l’on aura choisi de l’utiliser. il faut se méfier, je crois, des notions qui prêchent un avenir meilleur avec la simple apparition de nouvelles technologies car celle-ci peut diriger la création et même la transformer. il faut une pensée innovatrice pour pousser une technologie vers de nouvelles utilisations.
« il n’est pas défendu, en littérature, de ramasser une arme rouillée ; l’important est de savoir aiguiser la lame et d’en reforger la poigné à mesure .» — Alphonse daudet (trente ans de paris, 1888)
BOURSE DE RECHERCHE ET CRÉATION ___
novembre 2017
Bourse de Recherche et Création, Conseil de Arts et Lettres du Canada
ACQUISITION de l’oeuvre RIFTSAWN
septembre 2017
Acquisition de mon oeuvre RIFTSAWN par la Colletion permanente de la ville de Medicine Hat, Alberta.
Veronika Horlik – Riftsawn – Quartersawn – Straightsawn – 2017. Ceramic – 25 x 28 cm each